la guerre de lenergie
Actuellement depuis deux ans, les majors de l’énergie ont déboursé plus de 95 milliards d'euros dans des acquisitions en Europe. Si on ajoute Gas Natural et Endesa en Espagne (voir plus loin) on arrivera à 130 milliards d'euros. Cette vraie guerre de position est la conséquence directe de la libéralisation du secteur de l'énergie en Europe, avec pour terme 2007. En France, Suez a ouvert le feu, avec la prise de contrôle à 100 % du belge Electrabel, pour quelques 11 milliards d'euros. Deux remarques :
1. En dépit de la période tendue sur le front du prix du baril, aucune des sommes citées précédemment n’a été redirigée vers des investissements en matière de production, de transport ou de distribution.
2. Alors que tous les acteurs cherchent à associer gaz et électricité, seuls nos énergéticiens nationaux se tournent le dos. L'union entre EDF et Gaz de France a constamment été écartée par le pouvoir politique, pour cause de risque syndical démesuré pour les libéraux ? Peut-être ? Mais plus certainement à cause du caractère public de nos entreprises. Et pourtant, c'était certainement la bonne idée. Celle que demain, ou plutôt après-demain, les deux groupes cotés et libérés de leur tutelle pourraient reprendre à leur compte. Si cela devient le cas, que de temps perdu ! Et quelle arnaque pour les citoyens et les consommateurs européens qui payeront le prix fort dans cette guerre des capitaux totalement improductive en matière de moyens de production d’indépendance et de maîtrise énergétique.
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